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Le sport, cette non-révélation

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Ah, le sport. Ma relation avec celui-ci a à la fois bien changé au fil des années, tout en restant foncièrement la même. De mon enfance à mon adolescence, j’étais relativement active, tout en faisant mon maximum pour ne strictement rien faire en cours de gym. Une fois en supérieur, j’ai arrêté toute activité physique et… j’ai commencé à prendre du poids. La charge de travail et le stress engendré par les études m’occupaient largement assez l’esprit, sans parler des trajets en train qui me prenaient toute mon énergie.

Une fois mes études terminées, j’ai voulu me remettre au sport. J’ai fouillé la blogo en quête d’aide et de motivation pour perdre mes kilos en trop. Oh, vous savez, tous ces articles à coup de « Comment j’ai perdu 10 kilos », « Je suis devenue une accro du sport », écrits par des meufs qui vous parlent de comment elles en sont venues à kiffer leurs deux feuilles de salade et leur running de bon matin.

Tous ces posts avaient une chose en commun : ce fameux déclic à la con. Quant à moi ? Cinq programmes sportifs avortés au bout d’une semaine plus tard, le déclic lui, n’était toujours pas à l’horizon.

Et vous savez quoi ? Je n’ai jamais eu de déclic. Je ne mange toujours pas de salade. Et je ne me lève pas aux aurores pour aller courir. Pourtant, contrairement à il y a encore 4 mois, je fais maintenant approximativement 3-4 heures de sport par semaine, auxquelles j’essaie à présent d’ajouter du renforcement musculaire et du stretching. Et si ce n’était pour l’aspect financier, j’en ferais probablement plus.

Le sport, en vrai, c’est un peu comme les légumes. Personne ne déteste ça. Personne ne vous oblige à vous enfiler du kale à tous les repas, les carottes c’est sympa aussi ! Et la course à pied n’est pas le seul sport qui s’offre à vous. Dieu sait que je déteste courir. La vache, qu’est-ce que ça me gonfle !

Tout comme en nutrition, la clé est de trouver quelque chose qui vous plait. Vraiment. Chaque semaine, depuis que j’ai commencé l’aerial dance, je décompte les jours jusqu’au prochain cours. C’est mon moment préféré de la semaine, j’en ressens l’euphorie à chaque fois. C’est dur. Croyez-moi, j’en bave. Mais qu’est-ce que c’est bon. Les autres jours de la semaine, je fais du badminton ou du squash, sport que je n’aurais jamais cru apprécier un jour, et de la zumba. De quoi me dépenser, transpirer, me changer les idées.

Si vous n’en menez toujours pas large, voici mes quelques conseils :

  • Essayez ! Comme je l’ai dit plus haut, sport ne rime pas forcément avec running et salle de fitness. Il existe une multitude de sports que vous pouvez pratiquer et aimer. Qui sait, vous vous découvrirez peut-être une nouvelle passion !
  • Osez ! Vous avez toujours rêvé de danser mais vous êtes tout ce qu’il y a de plus débutant(e) ? Ceux que vous admirez ont commencé au même niveau que vous. Du courage donc, et beaucoup de patience.
  • Donnez vous une deuxième chance. Parfois, changer de professeur (quand c’est applicable) peut entièrement changer l’ambiance du cours !
  • Faites du sport à deux (ou plus). Je vais au squash/badminton avec une amie, et à la zumba avec ma cousine. Non seulement ça nous évite de nous dégonfler les jours de coups de mou, mais en plus c’est à chaque fois un gros gros moment de rigolade, double dose d’endorphines !
  • En lien avec le point précédent, trouvez quelqu’un qui a le même niveau que vous. Il n’y a rien de plus démotivant que de se voir galérer, ou d’avoir l’impression de tirer le duo vers le bas/ennuyer la personne en face, qui elle, gère comme une pro. De plus, vous allez progresser ensemble, et ça, c’est hyper gratifiant !
  • Il y a encore un an, mon feed Instagram était composé à 90% de fitspo, Kayla Itsines and all that jazz, repas hypra healthy du matin au soir (profil typique décrit plus haut). Si vous aimez courir et manger de la salade, top ! Vous avez bien sûr le droit. Mais si vous êtes comme moi, vous avez sûrement tendance à ne pas vous identifier et à démoraliser. Pour commencer, supprimez tous ces comptes de votre feed. Privilégiez les comptes qui prônent la #bodyposivity (on a pas toutes le corps d’un ange de Victoria Secret, et c’est très bien comme ça !) , et des filles qui pratiquent les sports qui vous intéressent, ou tout simplement des sports qui « sortent de l’ordinaire » pour vous inspirer.
  • Ne faites pas l’erreur du « tout ou rien », comportement que j’avais systématiquement tendance à adopter. Du jour au lendemain, je m’imposais une heure de sport par jour. Après une semaine, c’était fini. Commencez par 30 minutes, ou une heure de sport par semaine. Tâtonnez. Augmentez petit à petit, une fois que vous aurez trouvé ce qui vous plait, vous n’aurez même plus à y penser.
  • Pas de pression. Même les « accros du sport » ont des jours sans. Écoutez votre corps. Si vous ne le sentez pas, reposez-vous aujourd’hui, et repartez au top demain.

Pour en revenir à mon histoire, j’ai éventuellement perdu mes quelques kilos. Mon corps n’est pas pour autant parfait, mais il n’a pas besoin de l’être. Le plus important ? Ma vision d’une bonne hygiène de vie a totalement changé. Je rêve de force et de souplesse, plutôt que du corps de rêve de Sonia Tlev. Mon humeur s’est aussi considérablement améliorée. Du positif en haute dose.

Allez, il n’y a plus qu’à vous lancer 🙂

2 réponses à “Le sport, cette non-révélation”

  1. Marie dit :

    Cet article est très intéressant, je suis un peu comme toi niveau sport. Merci pour tes quelques conseils, j’applique déjà à peu près les mêmes.
    Il y a un an, j’étais une gros réfractaire au sport, mais peu à peu, j’ai appris à apprécié et à en faire pour me faire du bien, au corps et au moral.

    PS : c’est la première fois que je viens sur ton blog et gros coup de coeur pour le design.

    Bisous
    Marie

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