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I quit my job

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Dès mes 15 ans, j’ai su. J’ai su quel métier je voulais exercer. Graphiste. Ma voie et mon avenir étaient tous tracés. À la fin de mes secondaires, je suis entrée à l’Ecole supérieure des Arts de Saint-Luc. Après un raté en deuxième, j’ai continué mes études normalement et ai obtenu mon diplôme avec distinction.

Le graphisme étant un secteur relativement bouché, j’ai entamé une formation d’un an en webdesign et développement front-end. Alors que je pensais simplement acquérir de nouvelles compétences, je me suis découvert une nouvelle passion. Quelques mois plus tard, j’avais un emploi en poche : j’étais développeuse front-end en agence.

Les mois ont passé et la joie des débuts aussi. Après 1 an, j’étais malheureuse, vidée de toute énergie et de motivation. Mon anxiété avait atteint un niveau jamais vu auparavant. J’avais des palpitations, des sueurs froides, la sensation d’étouffer. Je ne dormais plus assez. J’avais mal au crâne, au ventre, des crampes musculaires. Pendant des semaines parfois, je rentrais du boulot pour fondre en larmes, après avoir tenu toute la journée les larmes aux yeux. Passer 38 heures par semaine devant un écran m’était devenu presque insupportable.

La sensation d’accomplissement ressentie à la signature de mon contrat avait laissé place à bien des questions. Les jours, les semaines, les mois, la tête dans le guidon, et pourtant toujours ce besoin de donner plus de sens à ma vie. Et si, au final, le 9-5, l’open-space et la vie d’employée n’étaient pas faits pour moi ? Quelle était donc ma place dans ce monde si vaste du travail ? Etait-il vraiment question de laisser derrière moi tout ce pourquoi j’avais travaillé ? Mes études, mes qualifications ?

J’avais 25 ans, et plus aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie. Moi qui pourtant, semblait avoir tout prévu.

Presque 1 an plus tard, et 26 ans au compteur, je retourne vivre chez mes parents après avoir quitté mon job et mon joli studio. Dans quelques mois je l’espère, je partirai seule vivre en Australie avec un Working Holiday Visa. Et si cette aventure m’effraie autant qu’elle me donne envie, j’espère surtout en revenir grandie et avec quelques réponses.

Dans une société où la vie de couple, de famille et le succès semblent si importants, je fais quelques pas en arrière. Quitter mon boulot, la sécurité d’un cdi, pour partir de l’autre côté du globe. Lâcher mon indépendance, mon égo, en annonçant à mes parents que je vais devoir revenir à la maison. Abandonner l’idée d’une carrière, du moins pour quelques temps. D’un avenir plus ou moins certain. Ce n’est pas là la vie que je m’envisageais à 15 ans, ni il y a quelques mois encore. Mais est-ce vraiment important ? Avant tout, j’aspire à être heureuse et épanouie, peu importe ma situation. Elle sera là, ma réussite. Qu’elle ne rentre pas dans une case, après tout, m’est bien égal.

 

Une réponse à “I quit my job”

  1. Simon dit :

    Go girl !!! <3

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